‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 268 sur 420 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GÉRONTE

0 vieillesse facile ! ô jeunesse impudente !

1474. Corneille et les meilleurs auteurs mettent souvent au pluriel aucuit même avec la négation. Mais ici aucunes défiances équivaut à quelques défiances^ Voyez la note du v. 654, sur le sens i.ullement négatif à l'origine d'aucun. Quan. lu pluriel des noms abstraits, employé là où nous mettrions aujourd'hui le singulier, rien de plus fréquent chez Corneille.

1470. Servir de ; voyez la note du vers 365.

1482. Sur le sens du moi pièce, vovez la note du vers 881.

1484. Voyez les notes des vers 687"et 1340.

1489. Ce monologue est d'un ton vraiment tragique ; Géronte y fait songer i don Diègue. Mais on n'en est point choqué: dupé, bafoué par son fils et parles mais de son fils, le père se redresse et parle sans effort le langage de l'indigna- :ion éloquente. Dans la troisième journée de la Verd.ad sospechosa. on lit un Monologue semblable :

Valgame Dios ! Es posible, etc.

Le monologue espagnol n'en reste pas moins inférieur à celui de Corneille,

0 de mes cheveux gris honte trop évidente! 149

Est-il dessous le ciel père [dus malheureux? Est-il atïront pUis grand pour un cœur généreux? Dorante n'est qu'un fourbe; et cet ingrat que j'aime, Après m' avoir fourbe, me fait fourber moi-même; Et d'un discours en Pair, qu'il forge en imposteur,

Il me t'ait le trompette et le second auteur!

Comme si c'était peu, pour mon reste de vie,

De n'avoir à rougir que de son infamie,

L'infâme, se jouant de mon trop de bonté,

Me fait encof rougir de ma crédulité ! 150

Page 1