‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 283 sur 420 · Acte V · texte numérisé non relu

Acte V

Coulommiors. — Imp. Paul URODAKD. — 8»>0-1000.

Tout exemplaire de cet ouvrage non revêtit de ma griffe sera réputé contrefait.

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Kn prescrivant aux élèves l'élude du théâtre entier de Corneille, le Conseil supérieur a voulu sans doute élargir les limites trop étroites où la tradition emprisonnait la gloire du grand tragique. Mais si, depuis Mélite jusqu'à Suréna, il n'est pas une pièce qui ne puisse offrir un curieux sujet d'observations et de comparaisons, si, pour embrasser une telle œuvre dans son ensemble, pour en comprendre les progrès et les défaillances, il importe de ne plu< laisser dans leur isolement superbe les chefs-d'œuvre seuls jugés dignes jusqu'ici des honneurs du Théâtre classique, il ne nous semble pas moins nécessaire de distinguer entre les parties d'un tout si vaste, d en mettre en relief quelques-unes, d'en laisser quelques autres dans une pénombre discrète. Nous sommes très loin da proscrire Clitandre et Théodore; on nous permettra cependant de douter qu'on les étudie jamais avec autant de fr\iit que Rodogune et Nicomède. C'est par ces deux dernières tragédies que nous commencerons la publication d'une série d'œuvres de Corneille, déjà classiques ou qui méritent de le devenir.

Corneille a eu ses commentateurs; il a même eu ses détracteurs : une des plus belles épigrammes de Lebrun1 ridiculise à jamais l'un d'eux :

Ce petit homme, à son petit compas, Veut, sans pudeur, asservir le génie ; Au bas du Pinde, il trotte à petits pas Et croit franchir les sommets d'Aonie.

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