SCÈNE III
CLÉOPATRE, ANTIOCHUS, SÉLEUGUS, LAONIGE.
CLÉOPATRE
Mes enfants, prenez place. Enfin voici le jour Si doux à nies souhaits, si cher à mon amour, Où je puis voir briller sur une de vos têtes Ge que j'ai conservé parmi tant de tempêtes,
51fc. Ce cher gage, c'est llodogune. Gage n'a pas ici lo même sens qu'a* \. 36, et veut duo': garantie, Otage ; plus loin (m, tu) Rodogune dira :
D'une paix tuai conçue on m'a faite lu gage.
514. Ce mot est le secret do toute la conduite do Cléopâtro, dans le pas-^ et dans l'avenir. Alors même qu'elle semble précipiter les événements, comme dans la scène suivante, elle temporise encore.
515. Os maximes sur le temps sont un des lieux communs de la poésie au XVIIe siècle : qu'on enjuge par quelques exemples :
La perto du temps ne se peut réparer.
[Miirbt, SopJtonisbe, II, iv.)
Le temps, qui forme tout, change aussi tout
(Roraou, Hercule mourant, I, u.)
Le temps est médecin de toutes les douleurs.
(Rotbou, la Diam .)
Le temps qui calme tout est l'unique remède.
[THOUAfl CORNBILLI, Ariane, M, il.)
A propos du vers di qui, dit-il, mérite de passer en proverbe, m
m/, z cite le proverbe de Pranklin : < Le temps est l'étoffe de la vie. »
//u, par lequol; nous avons déjà vu où pris dans des acceptions ana-
,i (, tôopâtre est très artificieux el plein de grandeur. IL
Bcmltlo que ELa til pris en quoique chose pour modèle du grand dise
,1' \g| | îléopAtro est bien plus frapp
Ippin i, l intérêt est b< auc »up plus grand, et la :i( imparant u de Corneille A l'une doi