Var. « Mais doit-on redouter les hommes en des lieux
Où vous portez le maître et des rois et des dieux? » (1647-55.)
L'expression grand maître, dans le sens de souverain, se retrouve deux fois dans IHlton (v. 514 et 557). « Comment une femme porto-t-e'.ie ce grand maître ? L'amour, maître des dieux, est une expression de madrigal indigne d'un ambassadeur. » Voltairo a raison: Corneille so ressouvient trop qu'il a composé des madrigaux pour la guirlande de Julie; mais, après tout, c'est là simplement le langage convenu, presque obligé, do la galanterie contemporaine :
L'amour est un tyran qui n'épargne personne.
[Cul, V, iv.)
Comme d'outrés, les rois sont sujets de l'amour.
(UorilOU, Occasions perdues, IV, l.)
Les personnages de Corneille, au ton si lier, lorsqu'ils se font « doucereux », annoncent d'avance certains personnages do Racine,
Et l'amour, qui marclio à leur suite,
Les croit dos courtisans français.
Voyez l'introduction, sur le caractère d'Oronte et sur son rôle.
888. « Mais d'où sait-il que les fil S de Cléopâtre aiment Rodogiino ? * (Voltaire.) On est surpris on vérité d'avoir à répondro ;i de telles questions Quand I.aonice n'en parlerait pas, on pourrait et l'on devrait supposer qu'olle «•n a parlé auparavant ; car elle a tout dit, au moment où le troisième net s'ouvre, et il lui serait difficile, on communiquant à Rodogune ot à Oronto le