‹ Théâtre de Pierre CorneilleChapitre 375 sur 420 · Par épreuve, pour l'avoir éprouvé · texte numérisé non relu

Par épreuve, pour l'avoir éprouvé

Pour fuir l'occasion de le faire renaître.

Que n'en ai-je souffert, et que n'a-t-elle osé? 94*

.lii veux croire avec vous que tout est apaisé ;

Mais craignez avec moi que ce choix ne ra ni prie

dette haine mourante à quelque nouveau crime:

Pardonnez-moi ce mot qui vicie un oubli

Que la paix entre nous doit avoir établi. 9"G

Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre;

Qui l'ose réveiller peut s'en laisser surprendre,

ht je mériterais qu'il me put consumer,

Si je lui fournissais de quoi se rallumer.

SLLEUCUS.

Pouvez-vous redouter si haine renaissante, 95|

S'il est en votre main de la rendre impuissante?

"•ailes un roi, Madame, et régnez avec lui;

Son courroux désarmé demeure sans appui,

lit toutes ses fureurs, sans effet ni Humées,

Ne pousseront en l'air que de vaines fumées. 9G0

948. « Ranime ne peut gouverner le datif; c'est un solécisme ». (Voltaire). « Ce n'est pas un solécisme, mais un latinisme élégant et vif : suscitai ad serins. » (M. Geruzez.) La métaphore du feu mourant qui tout à coup se ranime, se continuera plus bas.

Page 1