‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 114 sur 386 · ACTE I, SCÈ>'E IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈ>'E IV

Tu voudrais tuir eu valu , Cinna , je le coufesse; Si tout est découvert , Auguste a su pourvoir A ne te laisser pas ta fuite eu ton pouvoir. Porte, porte chez lui celte ui;lle assurance. Digne de notre amour, digue de ta naissance ; .Meurs, s'il y faut mourir, en citoyen romain, Et par uu beau trépas couroime un beau dessein. Ne crains pas qu'après toi rien ici me retienne; Ta mort emportera mon àme vers la tienne ; Et mon cœur aussitôt , percé des mêmes coups...

CIN.W

.\h! souffrez cpietout mort je vive encore en vous; Et du moins eu mourant i)ermettez que j'espère Que vous saurez venger l'amant avec le père. Rien n'est pour vous à craindre : aucun de nos anns >e sait ni vos desseins, ni ce qui m'est promis; Et, leur parlant tantôt des misères romaines. Je leur ai tu la mort qui fait naître nos haines , De peur que mon ardeur, touchant vos intérêts, D'un si parfait amour ne trahît les secrets; il n'est su que d'Évandre et de votre Fulvie.

EMILIE

.Avec moins de frayeur je vais donc chez Livie, Fuis(jue dans ton péril il me reste un moyen De faire agir pour toi son crédit et le mien : Mais si mon amitié par là ne te délivre , N'espère pas qu'enfin je veuille te survivre. Je fais de ton destin des règles à mon sort. Et j'obtiendrai ta vie, ou je suivrai ta mort.

Cl.N.N.V.

Soyez eu ma faveur moins cruelle à vous-même.

.CMILIE.

Va-l'en, et souviens-toi seuiemeal que je t'aiine.

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