ACTE r, SCÈNE III
LÉOXOR.
Madame, après cela je n'ai rien à vous dire , Sinon que de vos maux avec vous je soupire : Je vous blâmais tanlùt , je vous plains à présent : Mdis , puisque dans un mal si doux et si cuisant Votre vertu combat et sou cliarme et sa force, , En repousse l'assaut, en rejette l'amorce, à Elle rendra le c^ilme à vos a^prits flottants. Espérez donc tout d'elle , et du secours du temps : Espérez tout du ciel ; il a trop de justice Pour laisser la vertu dans un si long supplice.
l'infante.
Ma plus douce espérance est de perdre l'espoir.
LE PAGE
Par vos commandements Chimène vous vient voir.
l'infante , à Lconor.
Allez l'entretenir en celte galerie.
LÉONOR
Voulez-vous demeurer dedans la rêverie?
l'infante.
Non; je veux seulement, malgré mon dé|)laisir, Remettre mon visage un peu plus à loisir. Je vous suis.