‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 147 sur 386 · SCÈNE VP · texte numérisé non relu

SCÈNE VP

MAXMK.

Désespéré , confus , Et digne , s'il se peut , d'un plus cruel refus , Que résous-tu , Maxime? et quel est le supplice Que ta vertu prépare à ton vain artifice' .' Aucune illusion ne te doit plus flatter ; jEmilie en mourant va tout faire éclater; Sur un même échafaud la perle de sa vie Étalera sa gloire et ton ignominie.

Et sa mort va laisser à la postérité L'infâme souvenir de ta déloyauté.

Un même jour t'a vu, par une fausse adresse , Traliir ton souverain , ton ami , ta maîtresse , .Sans que de tant de droits en un jour violés. Sans que de deux amants au tyran immolés, Il te reste aucun fruit que la honte et la rage Qu'un remords inutile allume en ton courage.

■ Jamais un monologue ne fait un bel effet que quand on s'Intéresse à celui qui parle, que quand ses passions , ses vertus, ses malheurs , ses faiblc&ses font dans son âme un combat si noble, si attachant, si anime, que voiis lui pardonnez de parler trop longtemps à soi-même. (V.)

' Ce mot ic vertu dans la bouche de Ma\imc est déplacé. (V.)

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