SCÈNE IL POLYEUCTE , NÉARQUE , PAULINE , STRATOMCE
POLYEUCTE
Fuyons , puisqu'il le faut. Adieu , Pauline , adieu. Dans une heure au plus tard je reviens en ce lieu.
PAULINE
Quel sujet si pressant à sortir vous convie? Y va-t-il de l'honneur ? y va-t-il de la vie.^
POLYEtCTE.
Il y va de bien plus.
PALLI.NE
Quel est donc ce secret?
POLYEUCTE
Vous le saurez un jour : je vous quitte à regret ; Mais enfin il le faut' .
• Voilà trois fois de suite il le faut. Cette Inadvertance n ùtc rien i fintérôt qui coramence à naître dôs la première scène ; et quoique le style soit souvent incorrect et négligé , Il est toujours au-dessus de ion siècle. (V.)
t-OKA. 1. I. 15
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PAILUSE.
Vous ui'aiiuez?
POLYELCTE.
Je \ous aune.
Le ciel m\ n soit témoin , cerit fois plus que moi-niftme; -Vais...
PAULUrtl.
-M lis mon déplaisir ne vous peut émouvoir ! Vous avfz des secrets que je ne puis savoir ! Queî'o preuve d'amour 1 Au nom de riiyménée, Dor.ntz à mes soupirs cette seule journée.
l'OLYEtCTE.
Un songe vous fait peur?
PALLLNE. .
Ses présages sont vains , Je le sais; mais enfin je vous aime , et je crains.
POLYELCTE.
Ne craignez rien de mal pour une heure d'absence. Adieu : vos [ileurs sur moi prennent trop de puis-sance; Je sens déjà mou cœur prêt à se révolter, Et ce i.'est qu'en fuyant que J'y puis résister.