PAULINE , STRATONICE
PAULINE
Va, néglige mes pleurs, cours, et te précipite Au-devant de la mort que les dieux m'ont prédite; Suis cet agent fatal de tes mauvais destins. Qui peut-être te livre aux mains des assassins.
Tu vois , ma Stratonice , en quel siècle nous sonunes : Voilà notre pou\ oir sur les esprits des hommes '; Voilà ce qui nous reste , et l'ordinaire effet
' Ces deux vers sentent la comédie. I.e peu de rimes de notre langue fait que, pour rimer à hommes, on fait venir comme on peut le siècle
où nous sommes, l'ctat où nous sommes , tous tant qut nous sommet. Cette gène ne se fait que trop sentir en iiiLlle occasions; et c'est une des preuves de la prodigieuse supériorité des langues grecque et Ijtiue sur les langues modernes. La seule re»source est d'éviter, si l'on peut. Ces mallieureuses rimes, et de clicrchcr un autre tour; la difflculté est pr-jdigicuse, mais il la faut ■ aincre. (V.;