‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 199 sur 386 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SÉVÈRt:, PAULINE, FABIAN.

SÉVÈRE

D-ms mon étonnemeut, Je suis confus pour lui de son aveuglement '; Sa résolution a si peu de pareilli.'S, Qu'à peine je me lie encore à mck oreilles. Un cœur qui vous chérit (mais quel cœur assez bas Aurait pu vous connaître, et ne vous chérir pas?), Un homme aimé de vous, sitôt qu'il vous possè<Je, Sans regret il vous quitte : il fait plus, il vous cède; Et, comme si vos feux étaient un don fatal , 11 en fait un présent lui-môme à son rival ^ ! Certes, ou les chrétiens ont d'étranges manies, Ou leurs félicités doivent être infuiies , Puisque, pour y prétendre, ils osent rejeter Ce que de tout l'empire il faudrait acheter.

Pour moi, si mes destins, un peu plus tôt propices j Eussent de votre hymen honoré mes services, Je n'aurais adoré que l'éclat de vos yeux ,

femme ne serait pas tolérablc en toute autre occasioi. , un ne peut l'approuver que dans un chrétien qui n'aime que le iiiaitvrc. Mais cela produit de très-grandes beautés dans la scène suivante. (V.)

' Cette résignation de l'olyeucte Tait naître une des plus belles scènes qui soient au théâtre. ^V.)

' C'est dommage qu'HH présent de vos fettx gàlc un peu ces vers ev crllcots. (V.)

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