‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 200 sur 386 · ACTE IV, ,scf:.M'; v. ,io · texte numérisé non relu

ACTE IV, ,scf:.M'; v. ,io

J'i'ii aiiruls fait mes rois, j'en aurais fait mes Jicux ; On m'aurait mis en poudre, on m'aurait mis en ceiuire Avant que...

TALLI.NE.

Brisons là ; je crains de trnp entendre , • f'.l que cette clialeur, qui sent vos premiers feu\ ' , .\e pousse quelque suite indigue do tous deu\. Sévère, connaissez Cauline tout entière.

Mon Polyeucte louche à son iieure dernière; Pour ac' ever de vivre il n'a [dus qu'un moment; Vous en êtes la cause, eucor <iu'innocemraent. Je ne sais si votre àme , à vos d<5sirs ouverte, .\urait osé former quelque espoir sur sa perte : Mais sachez iju'il n'est point de si cruels trépas Où d'un front assuré je ne porte mes pas, Qu'il n'est point au\ enfers d'horreurs que je iremlurc , Plutôt que de souiller une gloire si pure. Que d'épouser un homme, après son triste sort, Qui de <iuel que façon soit cause de sa mort ^ : Kt si vous me croyiez d'une ime si [leu saine ^ , L'amour que j'eus pour vous tournerait tout en haine. Vous êtes généreux; soyez-le jusqu'au bout. Mon père est en état de vous accorder tout : Il vous craint ; et j'avance encor cette parole , Que s'il perd mon époux , c'est à vous qu'il l'immole. Sauvez ce malheureux , employez-vous pour lui ; Faites- vous un effort pour lui servir d'appui. Je sais que c'est beaucoup <iue ce que je demande; Mais plus l'effort est grand, plus la gloire en est grande. Conserver un ri\ al dont vous êtes jaloux , C'est un trait de vertu qui n'appartient «lu'à vous; Et si ce n'est assez de votre renommée , C'est beaucoup qu'une femme autrefois tant aiiuée ,

' l'ne chaleur qui seul des premiers feux et qui pousse une suite , cela est mal écrit, d'accord; mais le scntiinciil I emporte ici sur les termes, et le reste c»t d'uoe bcaulO dont il n'y eut jimais d'exemple. I.es Grecs ëtiicnt des déclamaicurs froids, ca coiiiparaLson de cet endroit de Corneille. (V.)

» Par la con.slruction , c'est le IrUtc sort de col lioinmc qu'elle (épouserait en secondes noces ; et par le sens , c'est le triste sort de rolycuct* <ont il b'agit. iV.)

•> Si peu saine n'est pas le mot propre. iV.|

30i rOLYEUCTE.

Et dont l'amour peut-être encor tous peut touclier. Doive à votre grand cœur ce qu'elle a de plus cher : Souvenez- vous enfin que vous êtes Sévère. Adieu. Résolvez seul ce que vous voulez faire ; Si vous n'êtes pas tel que je l'ose espérer, Pour vous priser encor je le veux ignorer ' .

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