ACTE V, SCÈ-Ni: II
Je vois le peuple ému pour prcudre son jiarfi ; lit loi-môme tautùl tu m'eu as averli : IJans ce zèle pour lui qu'il fait déjà paraître , Je ne sais si longtemps j'en pourrais ôtre maître ; Peut-être dès demain , dès la nuit , dès ce soir, J'en verrais des effets que je ne ^eux pas voir* Et Sévère aussitôt, courant à sa vengeance , M'irait calomnier de quelque intelligence. Il faut rompre ce coup , qui me serait fatal.
ALBKN.
Que tant de prévoyance est un étrange mal !
Tout vous nuit , tout vous perd , tout vous l'ait de l'ombrage
Mais voyez que sa mort mettra ce peuple en lage ;
Que c'est mal le guérir que le désespérer.
FÉLIX
En vain après sa mort il voudra murmurer; Et s'il ose venir à quelque violence , C'est à faire à céder deux jours à l'insolence : J'aurai fait mon devoir, quoi ({u'il puisse arriver. Mais Polyeucte vient , lâchons à le sauver. Soldats retirez- vous, et gardez bien la porte.