‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 295 sur 386 · ALCIPPE, PHILISTE · texte numérisé non relu

ALCIPPE, PHILISTE

PHILISTE

Ce cœur encor soupire?

ALCIPPE

Hélas ! je sors d'un mal pour tomber dans un pire.

Cette collation , qui l'aura pu donner?

A qui puis-je m'en prendre? et que m'imaginer?

PHILISTE

Que l'ardeur de Clarice est égale à vos flammes \ Cette galanterie était pour d'autres dames. L'erreur de votre page a causé votre ennui; S'étaut trompé lui-même , il vous trompe après lui. J'ai tout su de lui-même , et des gens de Lucrèce.

ïl avait vu chez elle entrer votre maîtresse ; Mais il n'avait pas su qu'Hippolyte et Daplmé, Ce jour-là par hasard , chez elle avaient dîné. Il les en voit sortir , mais à coiffe abattue, Et sans les approcher il suit de rue en rue; Aux couleurs , au carrosse , il ne doute de rien ; Tout était à Lucrèce, et le dupe si bien , Que, prenant ces beautés pour Lucrèce et Clarice, Il rend à votre amour un très-mauvais service. D les voit donc aller jusques au bord de l'eau , Descendre de carrosse , entrer dans un bateau ; li voit porter des plats , entend quelque musique, A ce que l'on m'a dit , assez raéiancoUque. Mais cessez d'en avoir l'esprit inquiété, Car enfin le carrosse avait été prêté : L'avis se trouve faux; et ces deux autres belles Avaient en plein repos passé la nuit chez elles-

ALCIPPE

Quel malheur est le mien 1 Ainsi donc sans sujet J'ai fait ce grand vacarme à ce cliarmant objet!

PHI Ll STB.

Je ferai votre paix. Mais sachez autre chose.

i.Ce mot au pluriel était alors en usage"; et, en effet, pourquoi ne pas dire à los flammes, aussi bien ç-yà vos feux, à vos amours f

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