D. SA NOUE
Ue grâce , acceptez mon ser\ ice.
CUIMÈNE.
J'offenserais le roi , qui m"a promis justic*,
D. SAXCUE.
Vous savez qu'elle marcbe avec tant de langueur ,
On ne pouvait guùrc corriger plus mal : l'idOc d'éviter tant de morts lie doit pas se présenter à un homme qui la cherche. Ces cent morU sont une expression vague , un vers fait à la liftte. On ne connaissait ras encore cette pureté de diction, et cette éloquence sage et vraie <iue Racine trouva par un travail assidu, et par une médilalioo profonde sur le génie de notre langue. (V.)
' Quelque insipidité qu'on ait trouvée dans le personnage de don Sanche, il me semble qu'il fait là un effet Irés-heureuv en augiiieiUaiil la douleur de Chiméne; et ce mot malheureuse , qu'elle prononce sans presque l'écouter, est subliiiie. Lorsqu'un personnage qui n'est rien par lui-même sert à faire valoir le caractère principal, U n'est point de Uop.tV.)
Que bien souvent le crime échappe à sa longue '• : Son cours lent et douteux fait trop perdre de larmes. Souffrez qu'un cavalier vous venge par les armes : La voie en est plus sûre, et plus prompte à punir.
CHIMIJiE.
C'est le dernier remède; et s'il y faut venir, Et que de mes malheurs cette pitié vous dure , Vous serez libre alors de venger mon injure.
D. SANCHE
C'est l'unique bonheur où mon âme prétend ; Et, pouvant l'espérer, je m'en vais trop content.