‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 327 sur 386 · ACTE V, SCÈNE rV. 4ti · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE rV. 4ti

Croyez-en pour le moins Cliton que vous voyez; Il sait tout mon secret.

CÉIIONTE.

Tu ne meurs pas de lionte Qu'il faille que de lui je fasse plus de compte , lit que ton père même , en doute de ta foi , Donne plus de croyance à ton \ alel qu'à toi !

l'xoute : je suis bon , et , malgré ma colère , Je ^ eu\ encore un coup montrer un cœur de père ; Je veux encore un coup pour toi me hasarder Je connais ta Lucrèce , et la vais demander ; Mais si de ton côté le moindre obstacle arrrive...

DOUANTE.

Pour vous mieux assurer, souffrez que je vous suive.

CÉKONTE.

Demeure ici, demeure, et ne suis point mes pas : Je doute, je liasarde, et je ne te crois pas. Mais saciie que tantôt si pour cette Lucrèce Tu fais la moindre fourbe ou la moindre finesse , Tu peux bien fuir mes yeux , et ne me voir jamais; Autrement , souviens-toi du serment que je fais : Je jure les rayons du jour (jui nous éclaire Que tu ne mourras point «jue de la main d'un père , t".t que ton sang indigne à mes pieds répandu Rendra prompte justice à mon honneur perdu.

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