‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 51 sur 386 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

D. SANCHE, CHIMÈNE, ELVIP.E.

D. SANCHE

Obligé d'apporter à vos pieds cette épée...

CniMÈNE.

Quoi! du sang de Rodrigue encor toute trempée.' Perfide, oses-tu bien le montrer à mes yeux , Après m'avoir ôté ce que j'aimais le mieux ? Éclate , mon amour, tu n'as plus rien à craindre; Mon père est satisfait, cesse de te contraindre; Un môme coup a mis ma gloire en sûreté , Mon âme au désespoir, ma (lamme en liberté.

D. SAXCIIE.

U'un esprit plus rassis...

CtllMÈNE.

Tu me parles encore, Exécrable assassin d'un héros que j'adore ! Va , tu l'as pris en traître; un guerrier si vaillant N'eût jamais succombé sous un tel assaillant. N'espère rien de moi , tu ne m'as point sirvie En croyant me venger, tu m'as ôté la vie.

D. SANCHE

Étrange impression, qui, loin de m'écouler...

CniMÈNE.

Veux-tu que de sa mort je t'écoiite vanter, Que j'entende à loitir avec (luelle insolence Tu peindras son malheur, mon crime, et ta vaillance?

■ ACTh: V, SCf-Nt: VI. S7

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