‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 57 sur 386 · SABINE, JULIE · texte numérisé non relu

SABINE, JULIE

SABINE

.\ppr0hve7. ma faiblesse, et souffrez ma douleur;

Elle n'est que trop juste en un si grand mallieur :

Si près de voir sur soi fondre de tels orages ,

L'ébranlement sied bien aux plus fermes courages;

Et l'esprit le plus mAle et le moins abattu

Xe saurait sans désordre exercer sa vertu.

Quoique le mien s'étonne à ces rudes alarmes ,

Le trouble de mon cœur ne peut rien sur mes larmes,

Et, parmi les soupirs qu'il pousse vers lescieux ,

Ma constance du moins règne encor sur mes yeux :

Quand on arrête là les déplaisirs d'une àme ,

Si l'on fait moins qu'un homme, on fait plus qu'une femmo;

Commander à ses pleurs en c^tte extrémité,

■ C'est le titre que Corneille donna toujours à cette tragédie, t^ciii des flovaces a prévalu depuis dans la conversation et sur les umciies des spectacles. Ainsi l'usage étend son empire même sur des u!-jets nui no sont pas de sa cm-S'Hence. .p.!

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