‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 68 sur 386 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

IIORACIÎ, CLRIACE, FLAVIAN.

CLRIACE.

Albe de trois guerriers a-t-elle fait le choix?

FLAVIAN

Je viens pour vous l'appreudre.

CL Kl ACE.

Eh bien , qui sont les trois ?

FLAVIAN

Vos deux frères et vous.

CUKIACE.

Qui.'

FLAVIA.N

Vous et vos deux frères '.

.Mais pourquoi ce front triste et ces regards sé\ ères.' Ce choix vous dépiaît-iJ ?

CLRIACE.

Non , mais il me surprend ; Je ni'eslhnais trop peu pour un liouncur si grand.

FLAYLVN.

Dirai-je au dictateur, dont l'ordre ici m'envoie ,

Que vous le recevez avec si peu de joie ?

Ce morne et froid accueil me surprend à mon tour.

CLRLACE.

Uis-lui que l'amitié , l'alliance et l'amour Ne pourront empocher que les trois Curiaces Ne servent leur pays contre les trois Horaces.

FLAVIAN

Contre eux ! Ah 1 c'est beaucoup me dire en peu de mois.

CLIUACE.

l'orte-lui ma réponse , el nous laisse en repos.

' Ce n'est pas ici une baUulogie; celle répétition, vous et vos deux frères, est sublime par la situation. Voilà la première scène au théâtre où un simple messai,'er ait fait un effet tragique , en croyiint apportei ùvi nouvelles ordinaires. J'ose croire que c'est la perfection de l'art,

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