‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 102 sur 417 · DE GARDES · texte numérisé non relu

DE GARDES

PHOCAS . montrant Eudoxe à ses gardes.

Qu’on la tienne en lieu sûr en attendant sa mère.

HÉRACLlliS.

A-t-elle quelque part...

l'HOCAS.

Nous verrons à loisir i Il est bon cependant de la faire saisir.

EUDOXE, s’en allant.

Seigneur, ne croyez rien de ce qu’il vous va dire

PIIOCAS, à Eudoxe.

Je croirai ce qu’il faut pour le bien de l’empire.

(à Hcraclius.)

Ses pleurs pour ce coupable imploraient ta pitié ?

Seigneur...

PIIOCAS.

Je sais pour lui quelle est ton amitié ;

Mais je veux que toi-même, ayant bien vu son crime, Tiennes ton zèle injuste , et sa mort légitime.

(aux gardes.) *

Qu’on le fasse venir. Pour en tirer l’aveu Il ne sera besoin ni du fer ni du feu.

Loin de s’en repentir, l’orgueilleux en fait gloire.

Mais que me diras-tu qu’il ne me faut pas croire? Eudoxe m’en conjure, et l’avis me surprend.

Aurais-tu découvert quelque crime plus grand?

Oui , sa mère a plus fait contre votre service Que ne sait Exupère, et que n’a vu Maurice.

PIIOCAS.

La perfide ! Ce jour luksera le dernier.

Parle.

1 Ce vers serait également convenable à la comédie et a la tragédie; c’est la situation qui en fait le mérite : il échappe à la passion , il pari du cœur; et si Eudoxe avait eu un amour plus violent, ce vers fcrail encore plus d’effet. (V.)

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