DE GARDES
PHOCAS . montrant Eudoxe à ses gardes.
Qu’on la tienne en lieu sûr en attendant sa mère.
HÉRACLlliS.
A-t-elle quelque part...
l'HOCAS.
Nous verrons à loisir i Il est bon cependant de la faire saisir.
EUDOXE, s’en allant.
Seigneur, ne croyez rien de ce qu’il vous va dire
PIIOCAS, à Eudoxe.
Je croirai ce qu’il faut pour le bien de l’empire.
(à Hcraclius.)
Ses pleurs pour ce coupable imploraient ta pitié ?
Seigneur...
PIIOCAS.
Je sais pour lui quelle est ton amitié ;
Mais je veux que toi-même, ayant bien vu son crime, Tiennes ton zèle injuste , et sa mort légitime.
(aux gardes.) *
Qu’on le fasse venir. Pour en tirer l’aveu Il ne sera besoin ni du fer ni du feu.
Loin de s’en repentir, l’orgueilleux en fait gloire.
Mais que me diras-tu qu’il ne me faut pas croire? Eudoxe m’en conjure, et l’avis me surprend.
Aurais-tu découvert quelque crime plus grand?
Oui , sa mère a plus fait contre votre service Que ne sait Exupère, et que n’a vu Maurice.
PIIOCAS.
La perfide ! Ce jour luksera le dernier.
Parle.
1 Ce vers serait également convenable à la comédie et a la tragédie; c’est la situation qui en fait le mérite : il échappe à la passion , il pari du cœur; et si Eudoxe avait eu un amour plus violent, ce vers fcrail encore plus d’effet. (V.)