‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 139 sur 417 · D. MANRIQUE, D. LOPE , D. ALYAR, CARLOS · texte numérisé non relu

D. MANRIQUE, D. LOPE , D. ALYAR, CARLOS

D. LOPE

Eh bien ! seigneur marquis „ nous direz- vous , de grâce , Ce que, pour vous gagner, il est besoin qu’on fasse ?

Vous êtes notre juge , il fatft vous adoucir

CARLOS-

Vous y pourriez peut-être assez mal réussir.

Quittez ces contre-temps de froide raillerie.

DON S ÀNCIJE.

D. MANR1QUE.

il n'en est pas saison, quand il faut qii’on vous prie.

CARLOS

Ne raillons , ni prions, et demeurons amis.

Je sais ce que la reine en mes mains a remis ;

J’en userai fort bien : vous n’avez rien à craindre , Et pas un de vous trois n’aura lieu de se plaindre.

Je n’entreprendrai point de juger entre vous Qui mérite le mieux le nom de son époux ;

Je serais téméraire , et m'en sens incapable ;

Et peut-être quelqu’un m’en tiendrait récusable.

Je m’en récuse donc , afin de vous donner Un juge que sans honte on ne peut soupçonner;

Ce sera votre épée , et votre bras lui-même.

Comtes , de cet anneau dépend le diadème :

11 vaut bien un combat ; vous avez tous du cœur : Et je le garde...

D. LOPE

A qui, Carlos?

CARLOS

A mon vainqueur 1 .

Qui pourra me Pôter l’ira rendre à la reine;

Ce sera du plus digne une preuve certaine.

Prenez entre vous l’ordre et du temps et du lieu ;

Je m’v rendrai sur l’heure , et vais l’attendre. Adieu.

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