‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 171 sur 417 · D. LÉONOR, D. ELVIRE · texte numérisé non relu

D. LÉONOR, D. ELVIRE

D. LÉONOR

Don Alvar me fuit-il ?

Madame , à ma prière ,

11 va dans tous ces bruits chercher quelque lumière.

J’ai craint, en vous voyant, un secours pour ses feux,

Et de défendre mal mon cœur contre vous deux.

D. LÉONOR

Ne pourra-t-il jamais gagner votre courage?

Il peut tout obtenir, ayant votre suffrage.

D. LÉONOR

Je lui puis donc enfin promettre votre foi ?

Oui , si vous lui gagnez celui du nouveau roi.

D. LÉONOR

Et si ce bruit est faux , si vous demeurez reine ?

Que vous puis-je répondre, èn étant incertaine?

D. LÉONOR

En cette incertitude on peut faire espérer.

On peut attendre aussi pour en délibérer :

On agit autrement quand le pouvoir suprême...

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