‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 376 sur 417 · LA RAMÉE · texte numérisé non relu

LA RAMÉE

Dans un moment doivent ici descendre Douze hommes à cheval commandés pour vous prendre ; Ils ont dépeint vos traits à ceux qui me Pont dit.

Songez à vous.

SGANARELLE

Pourquoi s’aller perdre à crédit?

Tirons-nous promptement , monsieur.

D. JUAN

Adieu , les belles ;

Celle que j’aime aura demain de mes nouvelles.

MATHURINE , s’en allant.

C’est à moi qu’i promet , Charlotte.

CHARLOTTE, s’en allant.

Oh ! c’est à moi.

JD. JUAN.

Il faut céder : la force est une étrange loi.

Viens ; pour ne risquer rien , usons de stratagème ;

Tu prendras mes habits.

SGANARELLE

Moi, monsieur?

D. JUAN

Oui, loi-môme.

SGANARELLE

Monsieur, vous vous moquez. Comment sous vos habits M’aller faire tuer!

D. JUAN

Tu mets la chose au pis.

Mais, dis-moi, lâche , dis, quand cela devrait être,

498 LE FESTIN DE PIERRE

N’est-on pas glorieux de mourir pour son maître?

; SGANARELLE

(à part.)

Serviteur à la gloire... O ciel ! fais qu’aujourd’hui Sganarelle, en fuyant, ne soit pas pris pour lui !

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