‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 396 sur 417 · D. JUAN, LA VIOLETTE, SGANARELLE · texte numérisé non relu

D. JUAN, LA VIOLETTE, SGANARELLE

LA VIOLETTE

Votre marchand est là, monsieur.

D. JUAN

Qui?

LA VIOLETTE

Monsieur Dimanche.

Ce grand homme ..

SGANARELLE

Peste ! un créancier assomme.

De quoi s’avise- t-il d’être si diligent A venir chez les gens demander de l’argent ?

Que ne lui disais-tu que monsieur dîne en ville?

J LA VIOLETTE

Vraiment oui, c’est un homme à croire bien facile. Malgré ce que j’ai dit , il a voulu s’asseoir Là-dedans pour l’attendre.

SGANARELLE

Eli bien, jusques au soir

Qu’il y demeure.

D. JUAN

Non ; fais qu’il entre , au contraire.

Je ne tarderai pas longtemps à m’en défaire.

Lorsque des créanciers cherchent à nous parler ,

Je trouve qu’il est mal de se faire celer.

Leurs visites ayant une fort juste cause ,

11 les faut, tout au moins, payer de quelque chose;* Et , sans leur rien donner, je ne manque jamais A les faire de moi retourner satisfaits.

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