SCENE VIII
D. JUAN, LA STATUE DU COMMANDEUR, SGANA RELLE , suite.
D. JUAN
Une chaise , un couvert. Je te suis redevable ( à Sganarelle. )
D’être si ponctuel. Viens te remettre à table.
SGANARELLE
J’ai mangé comme un chancre, et je n’ai plus de faim,
D. JUAN, au commandeur.
Si de t’avoir ici j’eusse été plus certain ,
Un repas mieux réglé t’aurait marqué mon zèle.
A boire. Ata santé, commandeur. Sganarelle,
Je te la porte. Allons , qu’on lui donne du vin.
Rois.
SGANARELLE
Je ne bois jamais quand il est si matin.
D. JUAN
Chante; le commandeur te voudra bien entendre.
SGANARELLE
Je suis trop enrhumé.
LA STATUE
Laisse-le s’en défendre.
C’en est assez , je suis content de to ta repas.
Le temps fuit, la mort vient, et tu n’y penses pas.
D. JUAN
Ces avertissements me sont peu nécessaires.
Chantons ; une autre fois nous parlerons d’affaires.
LA STATUE
Peut-être une autre fois tu le voudras trop tard :