‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 411 sur 417 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

D. JUAN, SGANARELLE

Monsieur.

SGANARELLE, en pleurant.

Qu’est-ce ?

I). JUAN

SGANARELLE

Ah!

D. JUAN

Comment! tu pleures?

SGANARELLE

C’est (le joie

De vous voir embrasser enfin la bonne voie ;

Jamais encor, je crois, je n’en ai tant senti.

Ah , quel plaisir ce m’est de vous voir converti !

Le ciel a bien pour vous exaucé mon envie.

Franchement , vous meniez une diable de vie.

Mais à tout péché grâce ; il n’en faut plus parler.

L’ermitage est-il loin où vous voulez aller ?

D. JUAN

Hé?

SGANARELLE

Serait-ce là-bas vers cet endroit sauvage?

D. JUAN

Peste soit du benêt avec son ermitage !

Pourquoi? Frère Pacôme est un homme de bien ;

Et je crois qu’avec lui vous ne perdriez rien.

D. JUAN

Parbleu! tu me ravis ! Quoi ! tu me crois sincère Dans un conte forgé pour attraper mon père !

SGANARELLE

Comment! vous ne... Monsieur, c’est... Où donc allons nous

D. JUAN

La belle de tantôt m’a donné rendez-vous.

Voici l’heure, et j’y vais ; c’est là mon ermitage.

SGANARELLE

La retraite sera méritoire. Ah ! j’enrage.

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