‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 415 sur 417 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

Que quelqu’un ne survînt.

SGANARELLE , bas à Pascale.

C’est le plus grand trompeur..

PASCALE, à D. Juan.

Où donc nous menez- vous?

D. JUAN

Tout droit chez un notaire,

PASCALE

Non , monsieur; dans le bourg il serait nécessaire D’aller chez sa cousine, afin qu’étant témoin De votre foi donnée...

D. JUAN

Il n’en est pas besoin ; Monsieur le médecin , et vous , devez suffire.

LÉONOR , à Pascale.

Sommes-nous pas d’accord ?

D. JUAN

Il ne faut plus qu'écrire.

Quand ils auront signé tous deux àvecquc nous, C’est comme si...

PASCALE

Non, non, sa cousine y doit être.

SGANARELLE , bas à Pascale.

Fort bien.

LÉONOR

Quelque amitié qu’elle m’ait fait paraître *

Si chez elle il n’est pas nécessaire d’aller,

Ne disons rien : peut-être elle voudrait parler.

D. JUAN

Oui , quand on veut tenir une affaire secrète,

Moins on a de témoins, plus la chose est bien faite

PASCALE

Mon Dieu ! tout comme ailleurs, chez elle , sans éclat . Les notaires du bourg dresseront ie contrat.

SGANARELLE

Pourquoi vous défier? Monsieur a-t-il la mine (bas, à Pascale. )

D’être un fourbe? Voyez.:. Ferme, chez la cousine

D. JUAN , à Lconor.

Au hasard de l’entendre enfin nous quereller, Avançons.

ùïH

PASCALE , arrêtant Léonor.

Ce n’est point par là qu’il faut aller. Vous n’êtes pas encore où vous pensez, beau sire.

D. JUAN , à Léonor.

Doublons le pas ensemble : il faut la laisser dire.

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