‹ Théâtre de pocheChapitre 39 sur 82 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Célinde !

CÉLINDE.

Vous ne dansez pas ce soir; je reprends mon service.

UNR FAUSSE CONVERSION 425

LA ROSIMÈNR.

C'est une indignité, c'est une liorreur I J'ai des droits que je ferai valoir; et mon costume, qui me coûte les yeux de la tête !

CÉUKDE.

Cela regarde M. de Vaudoré.

LE CHEVALIER, s'avauçant vers Célinde.

Est-ce à votre ombre que je parle, Célînde? En tous cas, on n'aurait jamais vu plus gracieux revenant.

CÉLINDE.

C'est bien moi, chevalier. Commandeur, je vous invite pour ce soir. Nous ferons des folies jusqu'au matin ; je tâcherai que vous ne vous endormiez pas,

LE COMMANDEUR, quittant la Rosimènp.

Je serai plus éveillé qu némerillon.

CÉL i>DE.

Marquis, j'ai à me faire pardonner bien des torts. J'ai calomnié l'autre fois votre esprit et vos mollets. — Venez, je serai charmante comme une coupable.

LE MARQUIS. Il passe du côté de Célinde.

Un sourire de votre bouche fait oublier bien des paroles piquantes.

126 THÉÂTRE DK POCHE. - UKE FAUSSE CONVERSION.

CÉLIMDE, à pan.

Lui prendrai-je son Vaudoré? Non, il est trop laid et trop bête. Laissoos-le-lui ; la clémence sied aux grandes âmes.

L^AYERTISSEnR.

Madame, c'est à vous.

CÉLINDE.

Adieu, messieurs, à bientôt... Duc, venez me prendre après mon pas, — vous me conduirez chez moi.

LE CHEVALIER

Je- vous avais bien dit que ces bergeries-là ne dureraient point... Bon sang ne peut mentir.

FIN HE LA FAUSSE COIirVERSTON.

ARLEQUINADE EN UN ACTE ET EN VERS (avec m* siraudin.)

Page 1