‹ Théâtre de pocheChapitre 57 sur 82 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

GÉRONTE, FRONTIN, MAHINETTE.

GÉRONTE

Me voilà délivré de ce fieffé vaurien !

11 aura beau crier, je ne lui rendrai rien ; Car comment a-t-il pu, même étant économe, Moi ne le payant pas, amasser cette somme?

Il vous a détroussé.

MARINETTE

C'est limpide.

FRONTIN

L'argent Du drôle est vôtre. Un maître un peu moins indulgent L'enverrait, sur la mer, écrire avec des plumes De quinze pieds, coiffé, dans la crainte des rhumes, D'un superbe bonnet du rouge le plus vif.

MARINETTE

Vous tromper! c'est affreux ! Vous si bon ! si naïf!

GÉRONTE

Je suis assez vengé si je n*ai rien à rendre,

Et j'aime autant qu'il aille ailleurs, se faire pendre.

FRONTIN

Très-bien ! mais vous voilà sans valet maintenant.

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