‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 208 sur 434 · MER UN · texte numérisé non relu

MER UN

Oui, monsieur; c’est un effet de sa lionne conduite de devoir cet argent-là.

CÉRONTE.

Comment, emprunter deux mille écus d’un usurier! car je vois bien , à la mine, que monsieur est du métier.

M. ANDRÉ, à Gérante.

Oui , monsieur; et je vous crois aussi de la profession MERLIN , à part.

Comme les honnêtes gens sc connaissent !

CÉRONTE , à Merlin.

Tu appelles cela l’effet d’une bonne conduite?

MERLIN, bas à Géronte.

Paix , ne dites mot. Quand vous saurez le fond de cette affairc-là , vous serez charmé de monsieur votre lils ; il a acheté une maison de dix mille écus.

CÉRONTE.

Une maison de dix mille écus !

MERLIN , bas à Géronte.

Qui en vaut plus de quinze; et comme il n’avait que vingtquatre mille francs d’argent comptant , pour ne pas manquer un si bon marché, il a emprunté les deux mille écus en question de l’honnête fripon que vous voyez. Vous n'èles plus si fiché que vous étiez , je gage?

CÉRONTE.

Au contraire , je ne me sens pas de joie. ( A M. André.) Oh ! ra, monsieur, ce Clitandre, qui vous doit de l’argent, est mon lils.

MERLIN, à M. André.

El monsieur est son père, entendez-vous?

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