‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 268 sur 434 · APOLLON, MERCURE · texte numérisé non relu

APOLLON, MERCURE

MERCURE

Honneur au seigneur Apollon.

APOLLON

Ah ! dieu vous gard’ , seigneur Mercure.

Par quelle agréable aventure Vous voit-on au sacré vallon?

MERCURE

. Vous savez, grand dieu du Parnasse,

Que je ne me tiens guère en place.

J’ai tant de différents emplois ,

Du couchant jusqu’aux lieux où l’Aurore étincelle, Que ce n’est pas chose nouvelle De me rencontrer quelquefois. *

APOLLON

Vous êtes le bras droit du grand dieu du tonnerre ; Votre peine est utile aux hommes comme aux dieux ;

Et c’est par vos soins que la terre Entretient quelquefois commerce avec les cieux.

MERCURE

Ce travail me lasse et m’ennuie,

Lorsque je vois tant de dieux fainéants Qui ne songent là-haut qu’à respirer l’encens,

Et qu’à se gonfler d’ambroisie.

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