SCÈNE XIV
SOTENCOUR.
Pas plus qu’auparavant : je ne sais ce que c’est.
le BARON , mettant la main à son épée.
Ah ! jé vous en férai souvénir, s’il vous plaît ;
Car, cadédis , jé veux que le diable mé scie...
LISETTE, l’arrêtant.
Ah ! tout beau : dans ce lieu point de bruit, je vous prie Monsieur est honnête homme, et qui vous paiera bien.
SOTENCOUR.
Moi , payer! eh pourquoi, si je ne lui dois rien ?
LF. BARON.
Vous né mé dévez rien ?
LISETTE
Un Gascon n’est pas homme A venir, sans sujet, demander une somme.
SOTENCOUR.
Un Gascon ! un Gascon a grand besoin d’argent ;
Et, pourvu qu’il en trouve, il n’importe comment. Jamais de son pays ne vint lettre de change ;
Et, quoiqu’il mange peu, si faut-il bien qu’il mange.
LISETTE-
Donnez-lui seulement deux ou trois cents écus.
SOTENCOUR.
J’aimerais mieux cent fois vous voir tous deux pendus.
LE BARON, l’épée à la inain.
C’est trop contre un faquin réténir ma colère.
LISETTE, au baron.
lié! de grâce, monsieur!
LE BARON
Non, non , laisscz-moi faire ,
Qué jé lé perce à jour.
SOTENCOUR cric.
A l'aide ! je suis mort.