GÉRONTE , SOTENCOUR , LISETTE, LE BARON D’AUBIGNAC
CÉRONTE.
Pour quel sujet , messieurs, criez- vous donc si fort?
LE BAL
LE BARON
Un atome bourgeois qui perd sur sa parole,
Et né veut pas payer!... Mais cé qui nié console ,
Jé veux dévénir nul , ou j’en aurai raison.
CÉRONTE.
Que veut dire cela ?
SOTENCOUR, à Gcronte.
Monsieur , c’est un (ripon ,
Un Gascon .'Tfi'amé qui cherche à vous surprendre.
LE BARON, àGéiontc, voulant percer Sotencour. Rétirez-vous , monsieur.
CÉRONTE.
Ah ! tout beau , c’est mon gendre.
LE BARON
Cet homme est votre gendre?
CÉRONTE.
Il le sera dans peu.
LE BARON
Tant mieux : vous nié paierez cé qu’il mé doit au jeu.
Jé fais arrêt sur vous, sur la fille et la dote.
CÉRONTE, à Sotencour.
Quoi ! vous avez perdu ?
SOTENCOUR.
Je vous dis qu’il radote.
Je ne sais... *
LE BARON, à Gcronte.
Nuit et jour il hanté les brélans ;
Il doit encore au jeu plus dé vingt millé francs.
CÉRONTE.
Plus de vingt mille francs!
LE BARON
Oui , monsieur.
* SOTENCOUR.
Je vous jure ,
Foi de vrai bas Normand , que c’est une imposture; Que je ne comprends rien à ce maudit jargon ,
Et ne sais, pour tout jeu , que l’oie et le toton.
LE BARON
Vous mé gâtez ici bien du temps en paroles,
Monsieur, jé veux toucher mes quatre cents pistolcs.