ACTE II , SCÈNE VI
FINETTE
Des créatures ! nous ! Ah ! madame , voilà
Les deux plus grands fripons... Si vous m’en voulez croire,
Frottons-les comme il faut, pour venger notre gloire.
MÉN ECUME.
Doucement, s’il vous plaît; modérez votre ardeur.
FINETTE
Je ne me suis jamais senti tant de vigueur.
J’aurai soin du valet; n’épargnez pas le maître.
VALENTIN, se sauvant.
De tout ce différend je ne veux rien connaître ;
Et je ne prétends point me battre contre toi.
Si l’on vous brutalise , est-ce ma faute à moi ?
ARAMINTE
Que je suis malheureuse ! et quelle est ma faiblesse D’avoir à cet ingrat déclaré ma tendresse?
Finette , tu le sais ; rien ne te fut caché.
FJNETTE.
Perfide! scélérat! ton coeur n’est point touché?
MÉNECBME.
Là , là , consolez-vous. Si cet amour extrême Est venu promptement , il passera de même.
ARAMINTE
.Va, n’attends plus de moi que haine et que rigueurs.
(Elle s’en va.)
MÉN ECUME.
Bon ! je me passerai fort bien de vos faveurs.