SCÈNE VIÎ
MÉNECHME, VALENTIN
MÉNECHME, revenant , à Valentin,
Mais voyez quelle rage et quel déchatnement !
J’ai senti cependant un tendre mouvement ;
Le diable m’a tenté. J’ai trouvé la suivante D’un minois revenant , et fort appétissante.
VALENTIN
Vous avez jusqu’au bout bravement combattu ;
Et l’on ne peut assez louer votre vertu.
Mais entrons au plus tôt dans cette hôtellerie ,
Pour n’être plus en butte à quelque brusquerie.
Là , si vous me jugez digne de quelque emploi , Vous pourrez m’occuper , et vous servir de moi.
Je brûle cependant d’aller voir ma maltresse :
Un désir curieux plus que l’amour me presse.
VALENTIN
Lorsque vous aurez fait un tour dans la maison ,
Je vous y conduirai , si vous le trouvez bon.
MÉNECHME
Adieu , jusqu’au revoir.