‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 297 sur 434 · SCÈNE VIÎ · texte numérisé non relu

SCÈNE VIÎ

MÉNECHME, VALENTIN

MÉNECHME, revenant , à Valentin,

Mais voyez quelle rage et quel déchatnement !

J’ai senti cependant un tendre mouvement ;

Le diable m’a tenté. J’ai trouvé la suivante D’un minois revenant , et fort appétissante.

VALENTIN

Vous avez jusqu’au bout bravement combattu ;

Et l’on ne peut assez louer votre vertu.

Mais entrons au plus tôt dans cette hôtellerie ,

Pour n’être plus en butte à quelque brusquerie.

Là , si vous me jugez digne de quelque emploi , Vous pourrez m’occuper , et vous servir de moi.

Je brûle cependant d’aller voir ma maltresse :

Un désir curieux plus que l’amour me presse.

VALENTIN

Lorsque vous aurez fait un tour dans la maison ,

Je vous y conduirai , si vous le trouvez bon.

MÉNECHME

Adieu , jusqu’au revoir.

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