‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 329 sur 434 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

USCHEVALIER. MÉNECHME, DÉMOPHON, ARAMINFE, ISABELLE, ROBERT1N , VALENTIN, FINETTE.

LE CHEVALIER, à pari.

Ma présence , je crois , est ici nécessaire Pour découvrir le fond d’un surprcuaut mystère.

DÉBfOPHON , apercevant le chevalier.

Qu’est-cc donc que je vois?

ROBERT1N , apercevant le chevalier.

Quel prodige en ces lieux !

ARAM1NTE, apercevant le chevalier.

Quelle aventure , ô ciel ! Dois-je en croire mes yeux ?

FINETTE, apercevant le chevalier.

Madame, je ne sais si j’ai le regard trouble,

Si c'est quelque vapeur ; mais enfin je vois double.

MÉNECUMK, apercevant le chevalier.

Quel objet se présente , et que me fait-on voir ?

C’est mon portrait qui marche, ou bien c'est mon miroir.

LE CHEVALIER, à Méncchmc.

Pourquoi prendre, monsieur, mon nom et ma ligure:

Je m’appelle Ménechme, et c’est me faire injure.

MÉNECHME, à part.

Voilà , sur ma parole , encor quelque fripon !

(au chevalier. )

Et de quel droit , monsieur, me volez-vous mon nom ? •

Je ne m’avise point d’aller prendre le vôtre.

LE CHEVALIER

Pour moi , dès le berceau je n’en ai point eu d’autre

MÉNF.CI1ME.

Mon père , en son vivant, se fit nommer ainsi.

LE CHEVALIER

Le mien , tant qu’il vécut , porta ce nom aussi.

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