‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 340 sur 434 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

Me détendront mon lit peut-être avant ma mort?

Une femme , au contraire , à son devoir fidèle ,

Par des soins conjugaux me marquera son zèle ;

El , de sou chaste amour recueillant tout le fruit ,

Je me verrai mourir en rejios et sans bruit.

ÉRASTE

Mon oncle parle juste , et ne saurait mieux faire Que de se ménager un secours nécessaire.

(Jne femme économe et pleine de raison Prendra seule le soin de toute la maison.

CÉRONTE , l'embrassant.

Ah ! le joli garçon ! Aurais-je dû m’attendre Qu’il eût Dris cette affaire ainsi qu’on lui voit prendre? ÉRASTE.

Votre bien seul m’est cher.

CÉRONTE.

Va , tu n’y perdras rien :

Quoi qu’il puisse arriver, je te ferai du bien ,

Et tu ne seras pas frustré de ton attente.

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