SCÈNE XIII
VALÈRE , HECTOR
VALÈRE
Voilà donc ce marquis , cet homme dangereux ?
HECTOR
Oui, monsieur, le voilà.
VALÈRE
C’est un grand malheureux.
Je crains que mes joueurs ne soient sortis du gite;
Ils ont trop attendu ; j’y retourne au plus vite.
J’ai dans le cœur, Hector, un bon pressentiment;
Et je dois aujourd’hui gagner, assurément.
HECTOR
Votre cœur est, monsieur, toujours insatiable.
Ces inspirations viennent souvent du diable ;
Je vous en avertis , c’est un futé matois.
VALÈRE
Elles m’ont réussi déjà plus d’une fois.
HECTOR
Tant va la cruche à l’eau...
Paix ! Tu veux contredire A mon âge , crois-tu m’apprendre à me conduire ?
HECTOR
Vous ne me parlez point, monsieur, de votre amour.
VALÈRE
Non.