LÉANDRE , ISABELLE , LISETTE
ISARELLE.
Approchons-nous.
LEANDRE , croyant parler à Carlin , et sans voir Isabelle et Lisette.
Carlin , j'attends tout de ton zèle.
Si Clarice venait à parler d'Isabelle ,
Dis-lui oien que mon cœur u*eii fut jamais touché;
Par de plus nobles noeuds je me sgds attaché.
Isabelle est jolie ; au reste , peu capable
De fixer le penchant d'un homme raisonnable.
Malgré les faujL dehors de sa simplicité ,
Elle est coquette au fond.
LISETTE, à Isabelle.
La curiosité Vous pourra coûter cher, aux sentiments qu'il montre.
LÉARDREy croyaol répondre à Carlin.
Mais me parleras-tu toujours de cette montre? Eh bien I c'est un malheur. Fais-lui bien concevoir Qu'Isabelle sur moi n'eut jamais de pouvoir, Et que mon onCle en vain veut faire une alliance Dont mon amour murmure, et dont mon cœur s'oflense.
ISABELLE
Il ne m'aime pas trop , Lisette.
LÉANDRE, croyant répondre à Carlin.
Oui, l'on le dit.
Cette Lisette-là lui tourne mal l'esprit; C'est une babillarde, en intrigues habile, Et qui , dans un besoin , pourrait montrer en ville.
LISETTE , à Isabelle.
Voilà donc mon paquet, et vous le vôtre aussi. Lui dirai-je , à la fin , que vous êtes ici?
LéANBRE.
Oui, tu pourras lui dire. Avec impatience J*attendrai ton retour ; va , cours en diligence. Que les hommes sont fous d'empoisonner leurs jours Par des dégoûts cruels qu'ils ont dans leurs amours ! Je savoure à longs traits le poison qui me tue.
LISETTE
C'est pendant trop de temps nous cacher à sa vue ; Et je veux l'attaquer. Monsieur, si par Itasard Vous vouliez bien sur nous jeter quelque regard.
LÉÀNURE , sans les voir. Sans ce fâcheux dédit qui vient troubler ma joie , Je passerais des jours filés d'or et de soie.
LISETTE
Vous voulez bien , monsieur, me permettre à mon tour De vous féliciter sur votre heureux retour.^