SCÈNE PREMIÈRE
YALÈRE, CLARICE.
CLARICB.
De vos soins généreux Je tous suis obligée :
Biais , depuis un moment , mon ftme est bien changée.
TALtBB.
Platt-il ?
CLARICB.
le ne veuK plus me marier.
TALÈRE.
* ' Comment î
D'où TOUS peut donc Tenir un si prompt changement ?
CLARICB.
J*ai pensé mûrement aux soins du mariage , Aux chagrins 'presque sûrs où son joug nous engage, A cette liberté que Ton perd sans retour : L'hymen est trop souvent un écueil pour l'amour. Je ne me sens point propre aux soins d'une famille ; £t , tout considéré , j'aime mieux rester fille.
TALÈRE.
^ sais bien que l'hymen peut avoir ses dégoûts ; Chaque état a les siens, et nous les sentons tous. Cependant vous Touliez.de moi ce bon office.
CLARICE
D^accord ; mais plus on voit de près le précipice , Phis nos sens étonnés Admissent du danger. Léandre est pris ailleurs ; et, pour le dégager,
174 LE DJSTRAIT.
Votre application peut-être serait Taine.
TALÈBE.
Calrnez-Tous ; je prétends y réussir sans peine. Léandre sent pour tous une sincère ardeur : Je pourrais bien ici répondre de son cœur; Et ce n'est qu'un dev<^ de pure obéissance Qui retient jusqu'ici son e^rit en balance.