‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 156 sur 404 · LE CHEVALIER , VALÈRE , CLARICE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER , VALÈRE , CLARICE

LE CBEYALIER.

Ah! mon oncle, parbleu 1 je vous trouve à propos Pour vous laver la tête, et vous dire en deux mots ..

VALÈRE

Le début est nouveau.

LE CBBVAUER.

Se peut-il qu'à votre âge Vous n'ayez pas encor les airs d'un homme sage ? Si j'en faisais autant , je passerais chez vous Pour un franc étourdi. Là , là, répondez-nous.

VAli»E.

J'ai tort; mais...

LE CHEVALIER

Mais, mais, mais!

CLARICE

Quelle est votre querelle.^

LE CHEVAUER.

Je m'étais introduit tantôt chez Isabelle » Que j'aime à la fureur, et qui m'aime encor plus; J'y passais pour un autre; et monsieur, là-dessus» Est venu brusquement gâter tout le mystère. Et m'a mal à propos fait connaître à la mère. Parlez; n'est-il pas vrai?

VALÈRE

D'accord, mon cher neveu ;, Mais je ré|)arerai ma faute.

LE CHEVALIER

Eh ! ventrebleu , C'est un étrange cas. Faut-il que la jeunesse Apprenne maintenant à vivre à la vieillesse ,,

ACfli IV, SCÈxNE m, 175

Et qu'an trouve des gens , avec des cheveux gris , Plus étourdis cent fois que nos jeunes marquis? Je n'y connais plus rien. Dans le siècle où nous sommes , 11 faut fuir dans les bois , et renoncer aux hommes.

YALÈRB.

Je veux TOUS marier, et votre sœur aussi.

LE CffEVAUER.

Ma sœur? Vous vous moquez.

VALÈBE.

Pourquoi donc ce souci?

LE CHEVALIER , à Valère.

Quelle injustice, 6 ciel ! On me YoIe, on me pille. Cela n'est point dans Tordre ; et Ton sait qu'une (ille, Pour enrichir un frère , en faire un gros seigneur, Doit renoncer au monde.

CLARICE

On connaît ton bon cœur, Et je sais qui t'oblig» à parler de la sorte ; C'est l'amour de mon bien.

LE CBITALIER.

Oui, le diable m'emporte.

TALàRE.

Je prétends lui donner cinquante mille écus. Vous réservant, à vous, de mon bien le surplus; Et je yeux aujourd'hui terminer cette affaire.

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