‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 174 sur 404 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

GARUN , k Léandre.

Âh ! par ma foi , Votre méprise id me parait fort étrange. Quoi ! Tos billets d'amour sont des lettres de change? Vous aurez bientôt fait votre paix à ce prix.

L^ANDRB.

C'est ce malbenrçux-là qui , pendant que j'écris , M'embarrasse Kesprit de ses impertinences.

CARUN.

J'ai diablement d*esprit : ou écrit mes sentences.

CLARICEcontinae de lire.

« Oui y belle Clarice , je n'adore que vous , et fais tout mon « bonheur de vous aimer le reste de ma vie. »

CARUN , à Clarice.

Vous trouvez maintenant les termes plus coulants ; Et vous ne venez plus pour étrangler les gens.

CLARICE

Je respire. Ahl Carlin, c'est une joie extrême De trouver innocent un coupable qu'on aime; , Et que , sans nul effort, on fait un prompt retour Des mouvements jaloux aux transports de l'amour!

LÉAICDRE.

A mes distractions faites grâce, madame;

Nul autre objet que vous ne règne dans mon &me.

CARLUf , à Clarice.

C'est une vérité; le plaisir qu'il reçoit Fait qu'il ne vous croit pas où souvent il vous voit. Voici monsieur votre oncle. A vos vœux tout conspire.

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