SCÈNE IIl
HERLIN.
Il n*y a pas là de quoi se rassurer.
LISETTE
Une fille aisée à Tivre !
HERLIN.
La plupart des filles ne le sont que trop.
LISETTE
Une fille sage et yerlueuse I
MERLIN
Et c'est«toi qui Tas élevée?
USETTE.
. Parle donc, maraud; que veux-tu dire?
MERUN.
Tiens , veux-tit que je te parle franchement ? cette alliance ne me plaît point du tout; et je ne prévois pas que nous y trouvions notre compte ni Tun ni l'autre. Clitandre fait de la dépense, parce qu'il est amoureux : Tamour rend libéral ; le mariage corrige Tamour. Si mon maître devenait avare, où en serions-nous?
LISETTE
Il est d'un naturel trop prodigue pour devenir jamais trop^ économe. A-t-il donné de bons ordres pour le régal d'aujour-* d'hui?
MERLIN
Je t'en réponds. Trois garçons de la Guerboîs viennent d'arriver avec tout leur attirail de cuisine ; Camel , le fameux Camel,marchait àleur tête. L'illustre Forel a envoyé six don. zaines de bouteilles de vin de Champagne comme il n'y en a point : il l'a fait lui-même.
LISETTE
Tant mient; j'aime la bonne chère.