SCÈNE IV
CLITANDRE, AIERLIN.
MERUN.
Eh bien! monsieur^ vous allez donc épouser? Vous voici, grâce au ciel, bientôt à la conclusion de votre amour, et à la fîn de votre argent. C'est vraiment bien fait , de terminer ainsi toutrs ses alTaires. Mais, s'il vous plaît, qu'allons-nous faire en attendant le retour de monsieur votre père, quf est ta Espagne depuis un an pour les affaires de son commerce : et que ferons-nous quand il sera revenu >
CLITANDRE
Que tu es impertinent avec tes réflexions ! Hé! mon ami, jouissons du présent ; n'ayons point de regret au passé, et ne lisons point des choses factieuses dans l'avenir. K'as-tu pas reçu de l'argent pour moi ces jours passés ?
MERLIN
Il n'y a que' trois semaines que j'ai touché une demi-année d'avance de ce fermier à qui vous avez donné quittance de l'année entière.
CLITANDRE
Bon.
J'ai reçu, l'autre semaine, dix-huit cents livres de ce curieux , poui" ces deux grands tableaux dont votre père avait .refusé deux mille écus quelque temps avant que de partir.
CLITANDRE
Bon.
MERLIN
Bon? J'ai encore eu deux cents louis d'or de ce fripier,