‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 238 sur 404 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Ne me refusez pas y de grâce, cette somme.

ALBERT, bas à Éraste.

Je veux flatter son mal.

ÉRASTE , bas à Albert.

Vous ferez sagement.

Il ne faut pas, de front, heurter son sentiment.

LISETTE,, bas à Albert.

Si vous lui résistez, elle est fille, peut-être, A s'aller , de ce pas , jeter par la fenêtre. *

ALBERT, bas.

D'accord.

LISETTE, bas.

Il me souvient que vous avez tantôt Reçu ces cent louis, ou du moins peu s*en faut : Quel risque à ses désirs de vouloir condescendre ?

ALBERT, bas.

II est vrai qu'à Tinstant je pourrai lui reprendre.

(hautj à Agathe.)

Tiens, voilà cet argent : va, puissent au procès Ces cent louis prêtés donner un bon succès t

AGATHE , prenant la bourse.

Je suis sûre à présent du gain de notre aflaire : Mais ce secours m'était tout à fait nécessaire. Donne à mon procureur, Lisette , cet argent : Je crois qu'à me servir il sera diligent.

Il n'y manquera pas.

ÉRASTE

Comptez aussi, madame.

Que je veux vous servir, et de toute mon âme.

AGATHE

Je reviens sur mes pas en habit plus décent , Pour aller avec vous , dans ce besoin pressant , Solliciter mon juge, et demander justice.

(à Albert.) Adieu. Qu'un jour le ciel vous rende ce service! Qu'une veuve est à plaindre, et qu'elle a de tourments, Quand elle a mis au jour de mauvais garnements!

270 LES FOLFES AMOUREUSES.

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