SCÈNE II
MÉNECHME, en deoil; VALENTIN.
VALENTIN
A la fin vous voilà, monsieur. Depuis longtemps , Pour tenif ma parole , ici je vous attends.
Oui vraiment me voilà ; mais j'ai cru , de ma vie , Ne pouvoir arriver à votre hôtellerie.
Quel pays! quel enfer ! J'ai fait cent mille tours; Je n'ai jamais couru tant de risque en mes jours. On ne peut faire un pas que Ton ne trouve un piège : Partout quelque filou m'investit et m'assiège. Là, Tépée à la main, des archers malfaisants. Conduisant leur capture , insultent les passants. Un fiacre , me couvrant d'un déluge de boue, Contre le mur voisin m'écrase de sa roue ;