‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 273 sur 404 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

PIIfETTB.

Des créatares ! nous ! Ali ! madame , voilà

Les deux plus grands fripons... Si ?ous m'en voulez croire,

Frottons-les comme il faut , pour venger notre gloire.

HÉNECHHE.

Doucement, s'il vous plalt; modérez votre ardeur.

FINETTE

Je ne me suis jamais senti tant de vigueur. J'aurai soin du valet; n'épargnez pas le maitre.

VALENTIN , se sauvant.

De tout ce différend je ne veux rien connaître ; £t je ne prétends point me battre contre toi. Si l'on vous brutalise, est-ce ma faute à moi.'

ARÀMINTB.

Que je suis malheureuse ! et quelle est ma faiblesse D'avoir à cet ingrat déclaré ma tendresse.' Finette , tu le sais ; rien ne te fut caché.

F1NE1TE

Perfide! scélérat! ton cœur n'est point touché.'

• HÉNECHME.

Là , là , consolez- vous. Si cet amour extrême Est Tenu promptement, il passera de même.

ARÀH1NTE.

Va, n'attends plus de moi que haine et que rigueurs.

(Elle sVo va.) «ÉNECHHE.

Bon I je me passerai fort bien de vos faveurs.

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