‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 333 sur 404 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GÉRONTË, ÉRASTE,USETTE.

GÉRONTEy tenant nne lettre.

Je parle en cet écrit comme il faut à la mère : Je voudrais que quelqu'un me <ïontàt la manière Dont elle recevra mon petit compliment ; Je crois qu'elle sera surprise assurément.

JÊKASTB.

Si vous voulez', monsieur, me charger delà lettre. Moi-même entre ses mains je promets de la mettre , Et de vous rapporter ce qu'elle m'aura dit. Et ce qu'elle aura fait en lisant votre écrit.

CÉROMTE.

Cela sera-t-il bien que toi-même on te voie?

ÉRASTB.

Vous ne sauriez, monsieur, me donner plus de joie.

GÉRONTE

0is-lenr de bouche encor qo^elle ne pense pas ' . A renouer l'hymen dont je fais peu de cas...

1ÊRA8TE.

De vos intentions je sais tout le mystère.

^ÉRONTE.

Que je vais à l'instant te nonuner légataire,' Te donner tout mon bien.

ÉRilSTE.

Je connais leur esprit , Elles en crèveront toutes deux de dépit. Demeurez en repos'; je sais ce qu*il faut dire , Et de notre entretien je reviens vous instruire.

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