NÉRINE, HECTOR
Que (ait Valère.'
HECTOR
Si matin , Mérine, qui t'envoie ?
NÉRINE
HECTOR
Il dort.
NÉRINE
Il faut que je le voie.
HECTOR
Va, mon maître ne voit personne quand il dort.
NÉRINE
Je veux lui parler.
OECTOR.
Paix ! ne parie pas si fort.
RÉRINE.
Oh ! j*entrerai , te dis- je.
BECTOné
Ici je suis de garde ^ Et je ne puis t'ouvrir que la porte bâtarde.
NERINE.
Tes sots raisonnements sont pour moi superflus.
HECTOR
Voudrais-tu voir mon maître in naturalihus?
NÉRINE
Quand se lèvera-t-il?
HECTOR
Mais , avant qu'il se lève ,
* Oa lit dans le Dictionnaire de Faretiëre x Drap d' Usseau ; c'e^i 110 drap manufacturé en un village dé Languedoc , près de Carcassonnc , d'où cr nom l'jd est venu.
Il faudra qu'il se coucbe ; et franchement...
RÉRINB.
' Achève.
HEGTOH.
Je ne dis mot>
NÉRIKE,
Ohl parle, ou de force, ou de gré.
HECTOR
Mon maître, en ce moment, n'est pas eucor rentré.
NÉRINE
Il n'est pas rentré?
BECTOR.
Non. Il ne tardera goère :
Nous n'ouvrons pas matin. 11 a pins d'une aflaire, Ce garçon-là.
IféRINE.
J'entends. Autour d'un tapis vert, Dans un maudit brelan , ton maître joue et perd , Ou bien, réduit à sec, d'une Ame familière, Pjut-étre il parle au ciel d'une étrange manière. Par ordre très-exprès d'Angélique, aujourd'hui Je viens pour fompre id tout conunerce avec lui. Des serments les plus forts appuyant sa tendresse, Tu sais qu'il a cent fois promis à ma maîtresse De ne toucher jamais cornet , carte, ni dé. Par quelque espoir de gain dont son cœur fût guidé : Cependant...
HECTOR
Je vois bien qu'un rival domestique Consigne entre tes mains pour avoir Angélique.
NÉRlIfE.
Et quand cela serait, n'aurais-je pas raison?
Mon cœur ne peut souffrir de lâche trahison.
Angélique, entre nous, serait extravagante
De rejeter l'amour qu'a pour elle Dorante :
Lui, c'est un homme d'ordre , et qui vit congrument.
HECTOR
L'amour se plaît un peu dans le dérèglement.
JHÉRVXE.
Un amant.fj^U«et mûr.
HEQTOR.
Les filles /d'ordinaire ,