SCÈNE VI
VALÈRE, HECTOR
. HECTOR y derrière le théâtre.
Monsieur ?
Eh bien! bourreau, yeux-tu yenirt»
( Hector entre i moitié déshabillé. )
ITes-tu pas las encor de dormir, misérable ?
HECTOR
Las de dormir, monsieur? Hé I je me donne au diable , Je n'ai pas eu le temps d'ôter mon justaucorps.
yALÈRB.
Tu dormiras demain.
, HECTOR , à part.
11 a le diable au corps.
48 LE JOUfiUR.
VÀLÈRE.
Est-il veau quelqu'un?
HECTOR
11 est , selon Tusage , Venu maint créancier; de plus , un gros visage , Un maître de trictrac qui ne m*est pas connu. Le maître de musique est encore venu.
Ils reviendront bientôt.
YALÈAB.
Bon. Pour cette autre alTaire , M'as- tu déterré...
Qui ? cette honnête usurière Qui nous prête , par heure, à vingt sous par écu .'
Justement, eU6-m<âme.
HECTOR
Oui , monsieur, j*ai tout vu.
Qu'on vend cher maintenant l'argent à la jeunesse ! Mais enfin , j'ai tant fait avec un peu d'adresse , Qu'elle m'a reconduit )d'un air fort obligeant ; Et vous aurez, je crois, an plus tôt votre argent.
VALÈRE
J'aurais les mille écus 1 O ciel I quel^coup de grâce ! Hector, mon cher Hector, viens çè que je t'embrasse.
HECTOR
Comme l'argent rend tendre 1
VÂLÈRE.
Et tu crois qu'en eflet Je n'ai , pour en avoir, qu'à donner mon billet ?
HECTOR
Qui le refuserait serait bien difficile : Vous êtes aussi bon que banquier de la ville. Four la réduire au point où vous la souhaitez, il a fallu lever bien des difficultés : ,
li:ile est d'accord de tout, du temps , des arrérages : Il ne faut maintenant que lui donner des gaget».
VALÈRE
Des gages?
HECTOR
Ouij monsieur.